Le niveau de consommation élevé, dû principalement au chauffage électrique, et bientôt l’arrivé des véhicules électrique, nécessite un appel de puissance de plus en plus important que l'on retrouve dans les records atteints chaque année : 92400 MW le 7 janvier 2009, 93080MW le 11 février 2010 et 96 710MW le 15 décembre 2010. Aujourd'hui, l'extrême pointe dure environ 50 heures par an et la totalité de la pointe à peu près 400 heures. On évoque dans certains cas que la pointe pourrait être portée à presque 3.000 heures par an en 2025.
Dans l’hypothèse où la consommation d’électricité connaîtrait une évolution conforme au scénario “Haut” prévu par RTE, le seuil de 3h00 de défaillance, se trouverait légèrement dépassé en 2015, et de manière significative en 2016 avec quasiment 20h00 de défaillance. Le besoin de puissance supplémentaire à trouver serait respectivement de 0,2 GW et 5,3 GW.
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La production d’électricité doit en permanence être égale à sa consommation, un déséquilibre important entre elles provoque un écroulement de tension, pouvant lui-même conduire à un black-out de grande ampleur. Avec les pics de consommation associés à un dérèglement climatique (vagues de froid = + de chauffage électrique, canicules = + de climatisation, sécheresse = - eau pour refroidir les centrale nucléaires) le risque black-out devient omniprésent. En hiver, une baisse de 1°C de la température extérieur entraîne une augmentation de la consommation d'électricité d'environ 2.300 MW.
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L’un des objectifs de la loi sur la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité (NOME) est de remédier au déficit constaté d’investissements en capacité de pointe alors même que le pic de consommation augmente plus rapidement que la consommation totale annuelle. Pour ce faire, la loi prévoit la mise en place d’un « mécanisme de capacité » (texte de loi prévu fin 2011/début 2012).
L’obligation de capacité, fixée par la loi Nome, c’est «l’obligation pour tous les fournisseurs d’électricité de contribuer à la sécurité d’approvisionnement du marché français». Plus précisément, chaque fournisseur aura l’obligation de disposer des capacités de production pour couvrir, en puissance, les besoins en électricité de ses clients. Et ce, même en période de pointe ou lors d’une vague de froid.
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D’ici 2020, 35 millions de compteurs électriques Linky seront installés, pour un coût de estimé entre 4,3 et 8 milliards €. Le Linky ou Smart Grid Français est le réseau électrique de nouvelle génération. Comme son nom l’indique il s’agit de rendre le réseau intelligent, ou plutôt communiquant, en doublant le réseau actuel d’une infrastructure de télécommunication reliant le producteur d’électricité au consommateur.
Cet échange d’informations (bidirectionnel et en temps réel) entre l’électricien et l’utilisateur final permettra ainsi un pilotage fin du réseau en temps réel (réguler les pics de consommation). Le producteur d’énergie pourra connaître la consommation en temps réel afin d’optimiser l’allocation des sources de production. Le prix du boîtier sera par ailleurs répercuté indirectement sur l'abonnement, les nouveaux services lié au compteur coûteraient 42 euros par an/foyer.
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